Vénus beauté (institut)
Réalisation
Acteurs
Avec Nathalie Baye, Audrey Tautou, Mathilde Seigner, Bulle Ogier, Samuel Le Bihan, Robert Hossein, Emmanuelle Riva, Micheline Presle, Jacques Bonnaffé, Sophie Fillières, Claire NeboutPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Angèle
- : Marie
- : Samantha
- : La directrice
- : Antoine
- : l'aviateur
- : Tante Lyda
- : Tante Maryse
- : Jacques
- : la fiancée d'Antoine
- : La cliente énervée
Equipe du film :
- : Tonie Marshall
- : Tonie Marshall
- : Jacques Audiard
- : Marion Vernoux
- : Gérard de Battista
- : Jean-Jacques Ferran
- : Eric Thomas
- : Claire Gérard-Hirne
- : Nathalie du Roscoät
- : Michel Vandestien
- : Jacques Comets
- : Pyramide Distribution
- : Gilles Sandoz
- : Richard Allieu
- : Malek Hamzaoui
- : Emmanuelle Pinet
- : Isabelle Pailley
- : Agat Films & Cie
Dates :
- : 03/02/1999
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Ils en parlent
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Studio Magazine
" Un film lifting qui vous met du rose aux joues et des paillettes (ça peut être des larmes, aussi) dans les yeux."
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Télérama
" Du premier au dernier plan, Vénus beauté (Institut) semble filer la métaphore. La métaphore du cinéma de quartier, de la dernière séance. La nuit est tombée, il fait froid, la rue serait hostile sans ce néon bleu sur fond rose qui l'illumine, sans cette vitrine écran qui aimante le regard. Une heure et demie plus tard, l'écran est toujours rose, la neige tombe, il y a de l'euphorie dans l'air. On a vécu en intimité, en connivence avec quelques congénères, on en est tout ragaillardi.
Bien sûr, Vénus beauté (Institut) n'est pas une métaphore mais un film (...) le néon bleu n'est pas celui d'un cinéma mais, comme son nom l'indique, celui d'un institut de beauté à clientèle féminine. Pour réaliste qu'il soit, voire franchement prosaïque, cet ancrage dans la «vraie vie» n'en contient pas moins sa part de romanesque : dans cette boutique au coin de la rue comme l'aurait aimée Lubitsch, on vit, on rit, on souffre, on aime, et il se pourrait même qu'on tue par amour (...)
Vénus beauté (Institut) comporte un versant ethnographique des plus réjouissants, avec de la férocité, certes, et surtout pas mal de tendresse et beaucoup d'humour. Mais Tonie Marshall ne fait pas dans la sociologie de bazar. Si elle aime flirter avec l'intime, avec les métiers qui touchent à la vie privée -Anémone était détective dans Pas très catholique-, c'est pour être au plus près de ses personnages, détecter les failles, les fêlures, les incertitudes. Et la solitude, qu'on ne soupçonne pas forcément. Justement, où sont les hommes ? Nulle part et partout, bien sûr, flottant dans le non-dit de ce palais des apparences( ...)
Le fil de Vénus beauté (Institut) depuis le début : non pas l'histoire ethno-psy, etc..., d'un institut de beauté, mais une sorte de mélodrame burlesque, l'histoire d'une fille qui ne veut plus aimer, s'invente des aventures sans risques et se barricade derrière des axiomes définitifs - «L'amour ; c'est un moyen comme un autre de priver quelqu'un de sa liberté» - que tout, dans son comportement, vient démentir... " -
Cahiers du Cinéma
" C'est un monde d'artifice, cosmétique, un monde des apparences et des futilités graves: tout y est affaire de peau, de Rimmel, de soins, d'hygiène, de massages. On se refait une beauté, on se refait une peau... (...)
Cette métaphore de la cicatrice et du masque donne au film de Tonie Marshall sa véritable profondeur et sa beauté un peu triste, au-delà des apparences les plus triviales. Au fond, l'on pourrait dire que ce que les hommes portent sur le visage de drame ou de malheur, les femmes l'ont dans leur coeur, dans leur chair, ou sous leur peau. C'est justement pour cela qu''elles fréquentent «Vénus beauté», pour se refaire une beauté en résistant au temps. (...)
Vénus beauté (Institut) fonctionne souvent sur le mode de la saynète, menée par un dialogue vif, très cru, mélange subtil de trivialité et d'élégance, domaine où Tonie Marshall confirme son talent. Le dialogue imprime au film son rythme, alternance de gaieté et de mélancolie. Quant à la mise en scène, elle fonctionne sur le dedans-dehors. Dedans, les femmes masquent leurs rides et tentent de combattre leurs angoisses liées au temps et à la mort au travail (...) Dehors, c'est une autre affaire; les femmes prennent des coups, en donnent aussi, à ceux qui les agressent, les ignorent, ou ne savent plus comment les aimer."



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