Son frère
Réalisation
Acteurs
Avec Eric Caravaca, Bruno Todeschini, Nathalie Boutefeu, Catherine Ferran, Maurice Garrel, Robinson Stévenin, Pascal Greggory, Fred Ulysse, Sylvain Jacques, Antoinette MoyaPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Luc
- : Thomas
- : Claire
- : le médecin chef
- : le vieil homme
- : Manuel
- : un médecin
- : le père
- : Vincent
- : la mère
Equipe du film :
- : Anne-Louise Trividic
- : Patrice Chéreau
- : Guillaume Sciama
- : Patrice Chéreau
- : Caroline de Vivaise
- : Philippe Besson
- : Eric Gautier
- : François Gédigier
- : Arte France Cinéma
- : Pyramide Distribution
- : Love Streams Productions
- : Azor Films
Dates :
- : 10/09/2003
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Ils en parlent
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Les Echos
" Un film exigeant, habité par deux comédiens, Bruno Todeschini et Eric Caravaca, dont Patrice Chéreau a tiré une vérité bouleversante."
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Télérama
" Patrice Chéreau a réalisé un film intense et pudique, où le désespoir se dilue insensiblement dans la tendresse. Car ce n'est pas la mort au travail qu'il filme, mais une lente, longue et difficile résurrection. Celle de Luc qui renaît à la fraternité. Au sentiment. Et à la vie."
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Les Inrockuptibles
" Chéreau s'autorise des instants de répit, en s'attardant sur ses personnages. Comme ce plan fixe de Thomas allongé sur son lit d'hôpital, auprès des infirmières qui rasent ses poils de la tête aux pieds. Dans ce long plan-séquence sourd et sensuel d'un corps crucifié s'abandonnant aux femmes qui le remodèlent, le cinéaste capte un instant de grâce. De la grâce, Son frère n'en manque pas, ne serait-ce par le parcours tortueux qu'il impose avant la libération, par l'âpreté d'une mise en scène risquée, aérienne et pleine de chair."
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24 images
" Un plan isolé, emblématique, flottant sur l’écume souffrante des jours, reste en mémoire.
L’écran est scindé en deux. À gauche, Thomas, le frère aîné malade, tête baissée, laisse entrevoir son corps nu, décharné, assis sur les toilettes de la maison. Les couleurs orangées, chaudes, retiennent dans leurs rets le peu de vie qui s’accroche encore aux os. À droite, une fenêtre, un escalier, des couleurs froides, bleutées, comme un linceul qui menace de tout recouvrir.
Entre ces deux tonalités qui se heurtent et travaillent tout le film dans une lutte à finir : une frontière à franchir, une traversée à effectuer, laquelle renvoie à la séquence d’ouverture où un vieil inconnu, assis sur un banc face à l’océan aux côtés des deux frères liés de force par la maladie, évoque les naufrages en mer et la permanence de la nature qui a toujours le dessus sur l’homme. Belle métaphore de l’existence humaine douloureusement dérisoire que chaque être s’efforce de maintenir à flot comme il peut..."



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