TV5 Monde + Cinéma
La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 310 films à téléchargerSabine
Réalisation
Acteurs
Avec Catherine Klein, Mark Saporta, Corinne Debonnière, Frank Paitel, Etienne Jullien, Salvatore Caputo, Nora Liman, Reynald Lemarie, Johann Roch, Sylvia HaunettoPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Sabine
- : Jérôme
- : Liliane
- : Fred
- : ami de Liliane
- : Marco
- : Nanou
- : père d'Agnès
- : Matthieu
- : Nicole
Equipe du film :
- : Philippe Faucon
- : Philippe Faucon
- : William Karel
- : Agnès L Herbier
- : Françoise Huart
- : Tomasz Cichawa
- : Didier Saïn
- : Nathalie Raoul
- : Marie-Françoise Argentino
- : Nathalie Raoul
- : Marie-Françoise Argentino
- : Christian Dior
- : Benoît Schlosberg
- : Humbert Balsan
- : La Sept Cinéma
- : Ognon Pictures
Dates :
- : 03/03/1993
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
On vous en parle
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Trouver le chemin de la liberté
Lire la suiteDepuis ses chroniques adolescentes ("L'Amour"...) jusqu'à son évocation de la guerre d'Algérie ("La Trahison"), Philippe Faucon construit une oeuvre simple et lumineuse. "Dans la vie", ce pourrait être le titre de tous ses films. Tous ont comme...
Ils en parlent
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Positif
" Pour son second film après L'Amour (1989), Philippe faucon poursuit son cheminement dans les mécanismes du délabrement de la vie amoureuse et les engrenages de la déchéance (...)
Dans une mise en scène qui n'embrasse jamais de champs larges mais qui reste collée aux personnages -comme si l'écran du regard était plus celui de la télévision que du cinéma-, Sabine témoigne d'une approche sensible de phénomènes dénués de tout apprêt ou de tout charme de "représentation".J.A. Gili, Positif -
Le Mensuel du cinéma
"Au moment du festival de Venise, où son film avait été sélectionné dans le cadre de la Semaine Internationale de la Critique, Philippe Faucon confiait qu'il avait choisi son scénario à cause de l'admiration et de la tendresse qu'il portait à son personnage principal.
L'histoire est simple. Certains pourraient même dire qu'elle est cinématographiquement banale, car les moments forts vécus par Sabine ont été maintes fois vus à l'écran. Une fugue conduit à une errance faite d'amitiés nouvelles, d'un amour déçu, d'une maternité non désirée, d'un désenchantement qui laisse une blessure profonde.
Le rigoureux mécanisme de l'enchaînement des situations conduit Sabine dans l'univers de la promiscuité, de la drogue et de la prostitution. Il ne faut surtout pas s'en tenir à la simple lecture de ce scénario, car la grande réussite du film vient d'une écriture cinématographique qui va droit à l'essentiel.
Sur ce point, Sabine confirme les promesses du premier long métrage de Philippe Faucon, L'amour. Dès les premières images, la caméra cadre Catherine Klein en plans rapprochés ou en gros plans. Elle gardera cette distance tout au long du film. Elle fera de même avec les autres personnages qui jalonnent le parcours de Sabine, ou avec les objets qui jouent un rôle dans ses différents comportements.
Loin des poncifs et des messages, l'itinéraire de Sabine est donc raconté par les expressions de visages, la spontanéité du langage, la signification des petits gestes ou la valorisation par le regard de certains éléments de décor. Une telle conception du récit suppose que les visages, les corps ou les objets puissent exprimer un environnement dramatiquement présent, malgré le peu d'espace que laisse l'utilisation des plans rapprochés.
Contrairement aux épures de Robert Bresson, Philippe Faucon parvient à une ascèse qui n'exclut pas le réalisme et qui échappe ainsi à toute abstraction. Il n'a pas besoin de musique décorative ou expressionniste, ce qui donne encore plus d'impact à la lucidité et à la tendresse de sa caméra-miroir. Cette unité de style, fort bien servie par un sens remarquable de l'ellipse, crée une tension émotive qui fait la force du film.
Il est évident que ce style de récit ne peut s'épanouir qu'à partir d'une performance d'actrice que Philippe Faucon a bien su demander à Catherine Klein. Celle-ci passe d'un sentiment à l'autre avec une louable facilité. Elle est discrètement amusée lorsqu'elle découvre l'intimité d'un couple d'homosexuels, révoltée devant les exigences d'une grand-mère possessive, résignée en face des fonctionnaires de l'ordre social, écrasée au moment de sa plus grande détresse, ou gagnée par l'espoir lorsqu'elle revoit son enfant. C'est ainsi que deux séquences de nudité pourraient servir de repères extrêmes à toute la gamme des sentiments éprouvés par Sabine: l'humiliation rituelle de la fouille corporelle dans les locaux de la police et le plaisir presque libérateur d'un bain pris avec l'enfant dont elle a su vaincre les réticences. Entre ces deux moments, Catherine Klein parvient à varier indéfiniment ses physionomies en fonction des rencontres et des situations, tout en dotant son personnage d'un souci d'indépendance qui permet d'assumer les épreuves les plus cruelles."Raymond Lefèvre, Le Mensuel du cinéma
Affiche













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