TV5 Monde + Cinéma
La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 350 films à téléchargerLes Bien-aimés
Réalisation
Acteurs
Avec Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Paul Schneider, Miloš Forman, Rasha Bukvic, Michel Delpech, Omar Ben Sellen, Dustin Segura-Suarez, Guillaume DenaiffePitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Madeleine jeune
- : Vera
- : Madeleine
- : Clément
- : Henderson
- : Jaromil
- : Jaromil jeune
- : François Gouriot
- : Omar
- : Mathieu
- : François Gouriot jeune
Equipe du film :
- : Christophe Honoré
- : Christophe Honoré
- : Alex Beaupain
- : Alex Beaupain
- : Rémy Chevrin
- : Guillaume Le Braz
- : Samuel Deshors
- : Pascaline Chavanne
- : Chantal Hymans
- : Pascal Caucheteux
- : France 2 Cinéma
- : Why Not Productions
- : Sixteen Films
- : Negativ Ltd
Dates :
- : 24/08/2011
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Czech, Anglais, Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
On vous en parle
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Christophe Honoré : "Ce qui voyage dans l’espace, ce sont les sentiments."
Lire la suiteParis, le Prague des années 60, le Londres des années 90, Montréal au début des années 2000… Christophe Honoré raconte comment il a imaginé une histoire d'amour démultipliée tout au long de 45 années marquées par quelques grandes dates...
Ils en parlent
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Les Inrockuptibles
"Le cinéma de Christophe Honoré n’a cessé, depuis ses débuts, de chercher à recueillir l’écume du tragique, ces moments en apesanteur où, le sol se dérobant sous leurs pieds, les personnages, enfin délestés, ignorent s’ils chutent ou s’envolent.
Avec Les Bien-Aimés, son huitième film en dix ans, le cinéaste français le plus prolixe depuis ses débuts porte cette recherche à son point d’incandescence, adoptant une forme en apparence plus classique, plus charpentée qu’à l’accoutumée (la grande fresque romanesque à l’échelle d’une vie), mais la faisant crépiter à chaque occasion pour en extraire les braises ardentes – quitte à cramer quelques branches dans l’opération.
(...)
Il y a là quelques-unes des plus belles scènes tournées par Honoré, qui n’a pas son pareil pour insuffler vitesse et incongruité dans son moteur tragique.
L’annonce d’une séropositivité, scène par excellence impossible à réussir, se trouve ainsi transfigurée par une simple bascule linguistique ; la mort d’un personnage, sublimée par un clip passant à la télévision.
Le vertige qui nous saisit lors de ces instants ravage tout sur son passage, nous laissant, pantois, avec les survivants et quelques chansons pour nous consoler."
Jacky Goldberg, Les Inrockuptibles -
Télérama
"Que faisiez-vous le 11 septembre 2001 ? Parmi les grandes scènes du nouveau film de Christophe Honoré, il y a celles où l'héroïne, Véra (Chiara Mastroianni), à la poursuite d'un amour impossible, échoue ce jour-là, non pas à New York mais à Montréal, pour cause d'avion dérouté. L'épisode est stupéfiant, n'en citons qu'un détail : descendue au milieu de la nuit au bar de son hôtel, confrontée aux images en boucle de l'effondrement des tours, la jeune femme demande s'il est possible de « changer de chaîne », comme si elle voulait zapper la catastrophe, qui encombre ses propres tourments...
Il y a sans doute quelque chose de scandaleux dans l'égoïsme des personnages que met en scène Honoré depuis Dans Paris : obsédés par quelqu'un qui leur échappe ou qu'ils ont perdu, ils ne veulent rien (sa)voir d'autre. Ce « scandale », aussi vieux que le sentiment amoureux, le cinéaste l'a toujours assumé pleinement, zappant lui aussi les sujets de société. Il en a tiré des merveilles de lyrisme acidulé - voir La Belle Personne et évidemment Les Chansons d'amour. Avec Les Bien-Aimés, il s'agit d'autre chose. On discerne toutes les fêlures que cache l'égoïsme des amoureux, cette fois rattrapés par le monde et par le temps : l'histoire court, chronologiquement, de 1963 à 2008."
Louis Guichard, Télérama -
Libération
" ... Les Bien-Aimés ressemblent de l’extérieur à des mal-aimés. Ça arrive quand on aime trop fort, dans tous les sens. Ils vont seuls avec leurs fantômes, leur plaisir est inséparable de leur peine. Oui, un parfum très Françoise Hardy accompagne ce nouveau film de Christophe Honoré, fait avec lui les cent pas et danse le twist amoureux jusqu’au soir du 11 septembre 2001, quand tous les avions pour New York sont détournés vers le Canada, et que les amoureux solitaires forcément exilés se retrouvent dans un hôtel de transit. Là, mieux qu’ailleurs, ils dégustent cette nouvelle dont ils se sentent plus que d’autres les destinataires : la seconde moitié du XXe siècle vient brutalement de se refermer sur la chute des tours jumelles. Leur histoire risque d’y laisser des plumes. On appartient à une ère, et très peu à nous-mêmes.
Il se sera passé trente-sept années en deux heures quinze et une douzaine de chansons (majoritairement signées du complice Alex Beaupain). Comme le film, elles ont une drôle de teneur. On les croit drôles, elles ne le sont pas ; on les croit superficielles, elles sont mieux que ça. Elles sont pleines de douleur qu’elles font semblant d’amortir.
Attention, dit le panneau : faux film doux. Dont la clé tout entière tient peut-être en la présence de Milos Forman en fantastique mari vieillissant de Catherine Deneuve regardant Chiara, sa fille de fiction, avec le même regard gourmand avec lequel autrefois il auscultait les canaris pop des Amours d’une blonde - soit avec la fraîcheur de quiconque prend la jeunesse pour sa dernière branche amie (...)
Faux film grave ? Film léger sur la gravité, plutôt. L’amour est-il d’une insoutenable légèreté, ou fait-il mal avant même de (re)tomber ? Avec les Bien-Aimés, Honoré mixe de fait Milan Kundera avec Jaques Demy, The Smiths et Act Up, Dubcek et Ben Laden..."
Philippe Azoury, Libération
Affiche













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