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La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 350 films à téléchargerLe Genou de Claire
Acteurs
Avec Jean-Claude Brialy, Laurence de Monaghan, Béatrice Romand, Fabrice Luchini, Aurora Cornu, Gérard Falconetti, Michèle MontelPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Jérôme
- : Claire
- : Laura
- : Vincent
- : Aurora
- : Gilles
- : Madame Walter
Equipe du film :
- : Eric Rohmer
- : Eric Rohmer
- : Nestor Almendros
- : Jean-Claude Rivière
- : Philippe Rousselot
- : Jean-Pierre Ruh
- : Michel Laurent
- : Martine Kalfon
- : Cécile Decugis
- : Pierre Cottrell
- : Les Films du Losange
- : Barbet Schroeder
- : Columbia Pictures
Dates :
- : 15/11/1970
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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On vous en parle
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Eloge d'un cinéma impur
Lire la suiteDes Contes moraux des années 60 aux Contes des quatre saisons des années 90, jusqu'à l'atypique Anglaise et le duc, la critique Claude-Marie Trémois met à jour les liens éclatants ou souterrains qui créent cette...
Ils en parlent
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Télérama
" Ce brillant badinage est le cinquième film de la série des « Contes moraux ». Eric Rohmer joue ainsi du contraste entre une « nature » radieuse et les préoccupations exclusivement psychologiques des personnages. Des oisifs raffinés, très civilisés, pour qui le corps exulte avant tout à travers les méandres de l'introspection et du langage. En définitive, Le Genou de Claire, objet de toutes les convoitises du héros, est une subtile et malicieuse métonymie du désir. Un genou rond et gracieux pour un corps. Une caresse furtive pour toute étreinte érotique.
Ce huis clos à l'air libre se donne l'apparence d'une toute petite histoire où il ne se passe « rien ». Et pourtant, ces « fragments d'un discours amoureux » composent une extraordinaire étude du désir, de la jouissance verbale, quasi littéraire, qui accompagne toute inclination. Un bijou."
Cécile Mury, Télérama -
Cinéma
" … ce qui est fascinant, c'est de découvrir sur l'écran des êtres qui s'affirment et se découvrent dans le temps même où ils s'expriment. La parole est, pour eux, le plus sûr moyen d'accès à la conscience de soi. Ils en usent, en abusent, avec une chaleureuse et subtile prolixité. Et nous profitons, en même temps qu'eux, de ces révélations permanentes qui imposent au film les capricieux détours d'une pensée dialectique ouverte sur l'imprévu.
Dans ce cinéma de la conversation, l'action naît du verbe et y retourne constamment. Parfois même, le verbe devient action en soi (comme le refus, dont l'un des personnages dit qu'il peut être action).
Prolixes, donc, les protagonistes du Genou de Claire, mais pas péjorativement bavards (…) Le luxe verbal de Rohmer a son antinomie : la simplicité de sa mise en scène, où se conjugue la maîtrise du temps et l'efficacité directe de la « prise de vue » (…) c'est le plus facile d'accès de tous les films intellectuels possibles (…) Que les personnages du films soient si évidemment tributaires du décor (de la nature) qui els entoure, que la distance physique qui existe entre eux (et que Rohmer souhaire sonnder à voir et à sentir) soient perceptibles avec tant d'intensité, voilà qui n'est pas dû au hasard. Les associations claires du montage (illustrations des regards), les mouvements d'appareils (suite d'élégants et justifiés allers et retours), les cadrages (habiles à cerner les détails comme l'essentiel, à capter ce qui se passe de fugitif et de vivant à l'intérieur même de l'image), tout cela vaut qu'on s'y attarde. Non, le cinéma de Rohmer n'est pas un cinéma primaire. Il témoigne d'autant d'assurance que d'audace."
Gaston Haustrate, Fevrier 1971, n° 153, Cinéma -
Positif
" La situation de base évoque une lecture janséniste des Liaisons dangereuses où Valmont serait Jérôme, Madame de Merteuil Aurora, et la jeune fille Cécile remmplacée par Laura, très jeune demoiselle qu'Aurora « conseille » à Jérôme de séduire. En fait Laura (ce prénom est-il un hasard ?) est à la fois un double de sa propre mère (elles se disent en écho : « Ce n'est pas ma faute... Ce n'est pas ta faute..; ». Cf aussi : « Ma fille est très amoureuse de vous ») et une adolescente « extraordinairement » exacte dans sa coquetterie, sa résistance, sa probable déception, et surtout son désir de s'expliquer (…)"
Gérard Legrand, Mars 1971, n° 125, Positif -
Cinématographe
" … le plus sensuel plastiquement, le plus lumineux et le plus ambigu des Contes moraux, où les jeux du verbe se reflètent sur la peau dorée des jeunes filles. Par d'autres moyens que Pialat, Rohmer atteint à une non-sainteté des personnages, si précieuse dans la représentation des caractères. Qui départagera jamais les jeunes et les adultes du Genou ? Nestor Almendros traite en peintre le lac d'Annecy, ses monts, ses forêts, ses jardins, ses bouquets de roses. Entre Claire l'intouchable et le vilain petit canard Laura, contemporaine de toute sensibilité, notre regard hésite comme celui du narrateur. Un narrateur, comme toujours chez Rohmer, bien compromis..."
Jacques Fieschi, Février 1981, Cinématographe
Affiche













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