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La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 310 films à téléchargerLe Destin{Al Massir}
Réalisation
Acteurs
Avec Nour El Sherif, Laila Eloui, Mahmoud Hemida, Safia El Emari, Mohammad MounirPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Averroes
- : Manuella
- : Al Mansour, le calife
- : La femme d'Averroes
Equipe du film :
- : Youssef Chahine
- : Youssef Chahine
- : Khaled Youssef
- : Mohsen Nasr
- : Rashida Abdel Salam
- : Humbert Balsan
Dates :
- : 15/10/1997
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Arabic
On vous en parle
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Youssef Chahine : " On ne fait pas un film pour le cacher chez soi."
Lire la suiteLe plus célèbres des cinéastes égyptiens racontait, lors de la sortie du Destin, les démêlés de son film précédent, L'Emigré, avec les censeurs de tout poil. Ce qui déclencha la réalisation d'un vieux rêvel : faire enfin...
Ils en parlent
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Télérama
" ... s'il offre à l'oeil tous les apparats, les palais, les sabres et les turbans de la fresque historique, Le Destin manifeste ouvertement sa brûlante actualité (...) quand on entend l'un des hommes en vert proférer d'un ton ferme et lugubre : « A chaque gorge que je tranche, je me rapproche du paradis », on se dit que sa descendance désastreuse est tout près de nous, en Algérie (...) plus loin dans le film, c'est un chanteur de raï qu'on assassine (ça ne s'appelait pas raï à l'époque, mais qu'importe), et, là aussi, un frisson bizarre vous court dans le dos.
Petit miracle du cinéma : là où tout était réuni pour faire de ce quasi-péplum un pensum à message asséné, Youssef Chahine batifole à plaisir. Rendez-vous amoureux, incendies, guets-apens, tout lui est prétexte à presser le mouvement, à faire cavaler le drame, à fouetter les conventions du genre, pourtant bien arrêtées. Tout n'est pas inoubliable au fil de ce Destin lorgnant sur Dumas et Shakespeare. Mais tout coule sur un tempo enlevé qui contraste avec la gravité du sujet.
Il y a une musique très fraîche encore au coeur de ce cinoche un peu vieux jeu, et ce n'est pas un hasard si les points d'orgue en sont les passages chantés, vrais moments de comédie musicale un genre que le cinéaste aborda dès les années 50.
Chaque fois, le barde Marwan est là pour signifier que le désir de vie doit l'emporter sur l'instinct de mort, qu'il s'agisse de retrouver le goût de chanter après un malheureux coup de sabot ou d'arracher le jeune Abdallah à la funeste influence de l'émir et de ses sbires. Entraînants et sensuels, placés à des moments charnières, ces airs dansés ont sur Chahine et sur son film un effet stimulant.
Par opposition, les incantations monocordes martelées par les hommes verts enfoncent le clou avec une belle ironie. C'est peut-être à ce barde, autant qu'au philosophe Averroès, que s'est identifié le cinéaste. A moins qu'il ne s'imagine quelque part entre les deux, au milieu de cette « famille » idéale, bohème, soudée à l'ombre des puissants.
Un petit monde fraternel où les femmes, comme souvent chez Chahine, ont un rôle essentiel. Fortes, raisonnables (et parfois divines), les fières Arabo-andalouses du Destin sont un des plus beaux pieds de nez de ce film insolent, dont on pourrait croire qu'il va finir sur la même note sombre qu'au début : des livres à nouveau flambent, des soldats font cercle autour du bûcher.
Mais, cette fois, l'auteur ne part pas en fumée avec sa prose. Au passage, tape amicale de Chahine à l'Occident soi-disant civilisé, sur le thème : c'est vous qui les brûliez... Et geste magnifique d'Averroès, jetant lui-même un de ses livres au feu. La pensée vole, les idées vivront... Là se condense toute la liberté d'un film bien mieux qu'humanitaire, bien mieux qu'humaniste : profondément humain."
François Gorin, Télérama
Affiche













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