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La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 350 films à téléchargerLe Beau Mariage
Acteurs
Avec Béatrice Romand, Arielle Dombasle, André Dussollier, Feodor Atkine, Sophie Renoir, Pascal Greggory, Vincent Gauthier, Virginie Thevenet, Hervé Duhamel, Thamila Mesbah-Detraz, Huguette FagetPitch
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Acteurs :
- : Sabine
- : Clarisse
- : Edmond
- : Simon
- : Lise
- : Nicolas
- : Claude
- : La mariée
- : Frédéric
- : la mère
- : l'antiquaire
Equipe du film :
- : Eric Rohmer
- : Eric Rohmer
- : Bernard Lutic
- : Romain Winding
- : Nicolas Brunet
- : Georges Prat
- : Gérard Lecas
- : Dominique Hennequin
- : Lisa Hérédia
- : Cécile Decugis
- : Ronan Girre
- : Simon des Innocents
- : Margaret Ménégoz
- : Les Films du Losange
- : Les Films du Carrosse
Dates :
- : 12/05/1982
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Bandes annonces
Ils en parlent
-
Les Inrockuptibles
" Il serait intéressant de comparer ce film à un autre, Conte d'automne, tourné seize ans plus tard par Rohmer avec la même interprète, Béatrice Romand. C'est en effet la parfaite antithèse de cette œuvre sur l'entêtement et l'impétuosité de la jeunesse : aux paysages froids et humides de la Sarthe s'oppose la chaleur mordorée du Midi ; à la jeune fille qui poursuit un homme de ses assiduités va succéder une femme mûre qui se laisse séduire avec réticence. La machination amoureuse échoue parce qu'elle n'était que pures gesticulations ; lesquelles gesticulations se traduisent en déplacements incessants. On a même l'impression qu'elle ne va à Paris ou au Mans (entre lesquelles elle fait la navette) que pour téléphoner à Edmond, sur lequel elle a jeté son dévolu. Mais jamais le récit ne fait écran à la beauté des paysages urbains ou champêtres, qui finit par devenir l'enjeu principal de ce road movie où les transports sont moins amoureux et charnels que physiques."
Vincent Ostria, Les Inrockuptibles -
Le Matin
"Depuis Le Genou de Claire, ou Ma nuit chez Maud, Eric Rohmer n'a cessé de nous répéter que nos histoires d'amour s'élaboraient pour notre plaisir secret, pour notre satisfaction égoïste, et que les personnes qui nous les inspirent ne sont que rarement concernées par les désordres qu'elles provoquent, souvent à leur insu d'ailleurs, et à leur corps défendant...
L'histoire d'amour ne serait, finalement, qu'une histoire entre celui qui aime et celui qui aime. L'être aimé n'y jouant un rôle que pour tout déranger, en interrompre le déroulement harmonieux et compromettre l'équilibre de nos échafaudages.
Sabine, la jeune héroïne du Beau Mariage, n'échappe pas à cette règle décevante. Mais lucide, et avertie que les Valeurs sentimentales n'ont plus cours, ce n'est pas d'amour qu'elle décide de rêver mais de mariage.
Tout se passe comme si elle tombait amoureuse du jeune avocat (il a trente-cinq ans, elle en a vingt-cinq, « la bonne différence d'âge », explique-t-elle), beau garçon, énergique, intelligent et riche, qu'elle rencontre par l'intermédiaire de son amie Clarisse, qui a tout de la « marieuse » de la bonne société provinciale sans le savoir. Cependant les châteaux en Espagne que bâtit Sabine n'abritent pas la passion partagée mais un foyer traditionnel érigé sur la base d'un mariage raisonnable.
Elle pose en axiome qu'il est impossible qu'elle puisse ne pas plaire au jeune homme, que celui-ci puisse la refuser et se refuser, convaincue de la suprématie de son charme, sûre que la fantaisie amoureuse ne peut que naître de projets aussi sensés que les siens, comme un supplément luxueux et pas vraiment indispensable accordé par le cœur à la raison.
Sûre aussi d'être un produit suffisamment rare dans la société d'aujourd'hui pour toucher un homme au plus secret et au plus cher de ses aspirations, qui ne sont pas de jouir éternellement d'une liberté lassante mais de se plier aux vieilles règles qu'il affecte de mépriser au grand jour pour être de son temps.
Les poètes et les grands cinéastes» savent ce qu'ils disent et leurs intuitions sont souvent plus justes que les conclusions que nous fournissent si obligeamment les gens de statistiques et de sociologie. Sabine et sa fringale de conformisme social ont toutes les chances de ne pas être des inventions simplement distrayantes mais le reflet d'un désir de retour à l'ordre bourgeois qui se fait jour, désormais, chez les plus jeunes.
Et si les projets de Sabine échouent, c'est, sans doute, qu'elle joue une partie inégale, avec des partenaires qui ne comprennent pas les règles qu'elle leur impose (sa mère, qui est d'une génération qui ne conçoit plus qu'on puisse épouser quelqu'un avec lequel on n'a pas vécu un certain temps ; l'homme qu'elle a choisi, lequel, elle se trompe, n'a pas la « bonne, différence d'âge » et n'est par conséquent pas encore convaincu" de la vanité de la liberté amoureuse).
Le Beau Mariagen'est en rien inférieur aux meilleurs des films d'Éric Rohmer. Il est, jusque dans le moindre détail, d'une maîtrise absolue et on admire qu'un cinéma qui fait si peu de concessions aux apparences (à celles, en particulier, qui sont imposées par la mode) nous donne autant de plaisir que celui dont la fonction est de flatter ce qu'il y a dé plus éphémère dans nos goûts.Je veux, dire que les manigances matrimoniales de Sabine se suivent' avec autant d'enthousiasme que, disons, les péripéties d'un bon film policier.
Je sais que je ne convaincrai pas ceux que le cinéma de Rohmer laisse froids. Que les autres se précipitent au Beau Mariage, s'ils ont la légèreté de ne pas encore l'avoir vu."
Michel Perez, 02/06/1982, Le Matin
Affiche













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