Indigènes
Réalisation
Acteurs
Avec Samy Nacéri, Roschdy Zem, Bernard Blancan, Sami Bouajila, Jamel Debbouze, Benoît Giros, Mélanie Laurent, Antoine Chappey, Mathieu Simonet, Thomas LangmannPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Yassir
- : Messaoud
- : Martinez
- : Abdelkader
- : Saïd
- : le capitaine Durieux
- : la jeune villageoise vosgienne
- : le colonel
- : Leroux
- : le photographe-journaliste
Equipe du film :
- : Rachid Bouchareb
- : Olivier Lorelle
- : Rachid Bouchareb
- : Patrick Blossier
- : Olivier Hespel
- : Thomas Gauder
- : Dominique Douret
- : Michèle Richer
- : Yannick Kergoat
- : Armand Amar
- : France 3 Cinéma
- : StudioCanal
- : Tassili Films
- : Thomas Langmann
- : Jamel Debbouze
- : Scope Invest
- : France 2 Cinéma
- : Versus Production
- : Le Tax Shelter du Gouvernement Fédéral de Belgique
- : La Petite Reine
- : Taza Productions
- : Scope Invest
- : Kiss Films
- : Tessalit Productions
- : Adil Abdelwahab
- : Antoine Beau
- : Jean Bréhat
- : Muriel Merlin
- : S.G.G.C. - Société Générale de Gestion Cinématographique
- : Région Aquitaine
- : Région Alsace
- : 3B Productions
- : Région Provence Côte d'Azur
- : Région Franche-Comté
- : Région Ile-de-France
- : Royaume du Maroc
- : Cofinova 2
- : F.A.S.I.L.D.
- : Scope Invest
- : Cofinova 1
- : Cofinova 2
- : Ciné Cinéma
- : CNC - Centre National de la Cinématographie
- : Canal Plus
- : Cofinova 2
- : StudioCanal
Dates :
- : 27/09/2006
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Ils en parlent
-
Télérama
"...un film de guerre réaliste et poignant, une sorte de Soldat Ryan à la française. (...) La sagesse de Bouchareb est de vouloir éclairer tout un pan d’histoire en cherchant moins à accuser qu’à pacifier."
-
Universcine
A l’horizon du cinéma militant, il y a un rêve : bousculer la réalité. Un défi relevé par le film de Rachid Bouchareb qui restera dans les mémoires pour avoir fait changer la loi et permis la revalorisation, tant attendue, des pensions versées aux anciens combattants des ex-colonies françaises. Une réparation à la fois réelle et symbolique. Car ce film-résilience offre une reconnaissance à une mémoire passée sous silence, une sépulture à une histoire enterrée vivante. Celle des 130 000 tirailleurs maghrébins et sénégalais engagés en 1943 dans l’armée française pour combattre « l’ennemi nazi ». Mais qu’on ne s’y trompe pas : Indigènes est un film écrit au présent qui honore la mémoire des pères pour donner aux fils une chance de trouver la voie d’un « vivre ensemble ».
Rien ne saurait mieux incarner ce présent que les visages de Jamel Debbouze et Samy Naceri, héros de la jeunesse d’aujourd’hui, propulsés dans la peau de leurs grand-pères. Avec Sami Bouajila et Roschdy Zem, ils incarnent quatre soldats venus défendre la France, au péril de leur vie. Des soldats comme les autres, copains à la vie à la mort. Un film de guerre comme les autres, avec ses explosions et ses fusillades, ses moments d’attente lourds d’angoisse et ses morts au ralenti.
Quand les quatre héros prennent position, seuls, pour défendre un village alsacien contre un ennemi invisible mais forcément plus nombreux, on pense aux Sept Mercenaires. Sauf que ces guerriers-là n’ont pas des têtes de cow-boys blancs mais le teint basané et des chèches sous leurs casques. Et quand le soldat Saïd (Jamel Debbouze) apprend à traire une vache sur les conseils d’une jolie paysanne aux yeux bleus (Mélanie Laurent), la scène fait écho à mille autres. Un sentiment de déjà-vu utilisé avec intelligence pour mieux immortaliser une photo de famille enfin au complet…
Le tour de force de Rachid Bouchareb est là : faire un film de genre et inscrire, du même coup, une réalité escamotée dans nos imaginaires collectifs. Et l’on n’oubliera pas de sitôt Abdelkader (Sami Bouajila), jeune gradé convaincu de conquérir au mérite une place dans la société française. Afin d’arracher cette reconnaissance, il entraîne ses hommes dans un combat de la dernière chance. Abdelkader en est persuadé : pour avoir une chance d’être considéré comme un homme, il faut se conduire en héros. Et, plus qu'un autre encore, risquer sa vie pour la France, puisqu'on n'est pas né sur son sol.



Vous en parlez