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La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 310 films à téléchargerDemain, on déménage
Acteurs
Avec Sylvie Testud, Aurore Clément, Jean-Pierre Marielle, Natacha Regnier, Elsa Zylberstein, Lucas Belvaux, Dominique Reymond, Christian Hecq, Gilles Privat, Anne Coesens, Olivier YthierPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Charlotte
- : Catherine
- : Popernick
- : La femme enceinte
- : Michèle
- : M Delacre
- : Mme Delacre
- : M. Dietrich
- : L'agent immobilier
- : Mme Dietrich
- : Le mari de la femme enceinte
Equipe du film :
- : Chantal Akerman
- : Chantal Akerman
- : Sabine Lancelin
- : Pierre Mertens
- : Thomas Gauder
- : Claire Atherton
- : Christian Marti
- : Nathalie du Roscoät
- : Sonia Wieder-Atherton
- : Paulo Branco
- : Gemini Films
- : Paradise Films
- : Arte France Cinéma
- : RTBF - Radio Télévision Belge Francophone
Dates :
- : 18/02/2004
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Ils en parlent
-
Libération
"Ce qui déménage vraiment dans ce film et casse la baraque, c'est l'humour fou, un dérangement de fond qui vaut bien tous les ordres qu'on nous propose, et prioritairement la sommation d'être raisonnables."
Gérard Lefort, Libération -
Première
"Une comédie gonflée, c'est rare. Courez chez Akerman et sa mise en liquidation : on s'y amuse beaucoup."
Sophie Grassin, Première -
Les Inrockuptibles
"une mécanique fragile, fofolle, singulière, une petite musique à la Kurt Weill dans laquelle on perçoit aussi de lointains échos de Lubitsch ou des frères Marx, un parfum discret mais tenace d'humour juif ancestral hanté par la catastrophe (...) Ce n'est pas racontable parce qu'Akerman ne fait pas dans le naturalisme, ni dans le récit classique. Elle ordonne une architecture générale beaucoup plus fragile et complexe, fondée sur des contrastes et des élans, des montées et des chutes de tension, des assonances ou des dissonances aussi bien visuelles que sonores : ballet des entrées et des sorties, circulation horizontale et verticale des personnages (l'appart est sur deux niveaux, le haut et le bas, coucou Freud), rythmique des dialogues et des musiques, harmoniques des corps, des démarches et des postures, mouvement perpétuel, emballements.Cette mécanique burlesque et musicale permet à Chantal Akerman d'évoquer avec légèreté des sujets graves comme le célibat (le rester ou pas ?), le couple (le vouloir ou pas ?), la maternité (en avoir ou pas ?), la création (y arriver ou pas ?)... Mais de façon souterraine, en pointillés récurrents, c'est une conscience juive diasporique qui anime le film. Un four qui fume, l'odeur de la Pologne dans un appartement, le journal intime d'une grand-mère, sont autant de signes qui convoquent le drame plus ou moins enfoui mais toujours présent, génération après génération, de la malédiction attachée aux "juifs errants". Une judéité nomade qui s'incarne dans cet appartement où tout semble provisoire, lieu de passage et d'accueil plutôt que terreau d'enracinement, les valises jamais très loin en cas de prochain déménagement..."
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles -
Le Monde
"" Il y a chez Chantal Akerman une sorte de dévotion pour la figure maternelle, la sienne ayant vécu l'horreur des camps de concentration. Comme toujours très inspiré de sentiments et de détails autobiographiques, le scénario de Demain on déménage cerne les relations d'une mère et de sa fille (...)
Chantal Akerman ne croit pas à l'amour, au romantisme ; elle ne croit qu'au désir et à l'affection.
C'est, outre son goût du jeu, ce qui l'amène à tourner en dérision le langage du sexe. La façon dont sa romancière cherche l'inspiration, épiant les conversations dans les cafés, happant des mots crus au passage, déformant les bruits, les échos, stimulant son imagination en montant le son d'un film porno, désamorce tout symptôme de volupté factice. L'un des bonheurs de ce film réside dans des dialogues délicieusement absurdes. Echange féministe : "On fait l'amour tous les jours ! - Vous aimez cela, alors ! - Non, on s'y fait !" Sociologique : "Je suis tout le temps amoureux ! - De qui ? - De personne. C'est un sentiment général." Ou digne de Pierre Dac : "Mon mari est fier quand je jouis. Pourtant, c'est moi qui jouis !"
Troublant chassé-croisé entre la romancière à sec et une jeune bourgeoise fuyant le trop-plein de sa vie. Ensemble, elles louent un studio qu'elles partagent à mi-temps, l'une l'occupant le matin, l'autre l'après-midi. Cette situation, par laquelle Chantal Akerman fait l'apologie de la complicité féminine, débouche sur une substitution des rôles (le livre ne sera pas écrit par qui on croit), et rappelle le gag par lequel s'ouvre La Huitième Femme de Barbe-Bleue, quand Gary Cooper et Claudette Colbert se croisent dans un magasin et pressentent qu'ils sont peut-être faits l'un pour l'autre parce qu'ils veulent tous deux la moitié d'un pyjama (rayé), lui, la veste, et elle, le pantalon.
Chantal Akerman fait de l'humour (juif) avec ce qui l'obsède, la mémoire de la terreur. Dont les stigmates sont une valise, et le refus scandé d'aller sous la douche. Plus audacieux : l'un des personnages principaux de Demain on déménage est un poulet qui brûle dans un four et dégage une récurrente fumée. La hantise, d'ailleurs, de ne pas avoir à manger, la manie de vouloir remplir le Frigidaire, la routine du hamburger surgelé et de l'œuf à la coque découlent du traumatisme des camps. On retrouvait cette obsession de la nourriture dans Jeanne Dielman (qui ne cesse d'éplucher des pommes de terre), dans Golden Eighties (où l'on parle sandwich, yaourt et fromage blanc), dans J'ai faim, j'ai froid...
Douleur de la Shoah, encore, dans cet appartement qui dégage une sale odeur de Pologne. Le déménagement est l'un des thèmes-clés de la cinéaste. Elle n'a cessé de filmer des personnages en zones de transit, jouant elle-même le rôle de la locataire en lutte contre le détraquement des objets, transbahutant meubles ou valises avec une démarche syncopée très chaplinesque. Son héroïne se prénomme Charlotte (féminin de Charlot).
Le burlesque est chez Chantal Akerman un moyen de conjurer la tristesse..."
Jean-Luc Douin, Le Monde -
Le Monde
" ... une comédie déconcertante, guillerette et désenchantée, sur fond de poulet perpétuellement brûlé en guise d'hommage noir et farcesque à un passé qui ne passe pas. Deux inadaptées en transit dans un monde dont l'horreur est le fond, et qui font de l'exil volontaire leur seule planche de salut, le seul moyen de survie. Tout cela est mené tambour battant sur un registre tendre et fantasque, le mode opératoire des deux personnages principaux redoublant, sous le signe de l'absurde et de la libre association, ceux du film. Une définition de l'art en même temps que de la vie : ouvrir grand les fenêtres pour ne pas suffoquer."
Jacques Mandelbaum, Le Monde
Affiche













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