Dans ma peau
Réalisation
Acteurs
Avec Laurent Lucas, Léa Drucker, Thibault de Montalembert, Marina de Van, Marc Rioufol, François Lamotte, Bernard Alane, Adrien de Van, Alain Rimoux, Dominique ReymondPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Vincent
- : Sandrine
- : Daniel
- : Esther
- : Henri
- : Pierre
- : le client
- : l'interne
- : le pharmacien
- : la cliente
Equipe du film :
- : Jérôme Aghion
- : Baptiste Glaymann
- : Marina de Van
- : Mike Fromentin
- : Lazennec
- : Cyril Holtz
- : Marielle Robaut
- : Marina de Van
- : Jérôme Wiciak
- : Bassmati
- : Esbjörn Svensson Trio
- : Rezo Films
Dates :
- : 04/12/2002
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Ils en parlent
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Télérama
" Dans ma peau peut se voir comme un film fantastique sous influence Cronenberg, autour d'un corps mutant devenu aussi mystérieux, étranger à sa propriétaire que s'il s'agissait d'une soucoupe volante. Pour exprimer cela, quelques traces de sang sur une moquette suffisent (...)
secondairement, un film d'amour, mais comme peuvent l'être certains opus dingos de Ferreri ou d'Oshima. L'amour passionnel, littéralement dévorant, d'Esther pour son propre corps devient si impérieux qu'il met à sac tout le reste, vie de couple et vie professionnelle." -
Cahiers du Cinéma
"... Dans ma peau fonctionne comme un film d'occupation. Occupation qu'il faudrait comprendre dans le même sens que les ouvriers qui occupent leur lieu de travail pour suspendre la productivité qu'en retirent leurs patron. L'automutilation à laquelle s'adonne le personnage d'Hélène (non pas interprété mais incarné par Marina de Van) ne consiste pas, dans une tendance suicidaire, à retourner contre soi sa force corporelle mais à la retrouver pour soi, elle qui était destinée jusqu'alors au compagnon, au travail et à un nouvel appartement ; comme la destruction des machines par les ouvriers consiste en la réappropriation de leur force de travail qui profitait, jusque-là, moins à eux qu'à leurs patrons (...)
Aussi répugné que soit le spectateur, il trouve sa place dans ce dispositif qui n'est pas l'oeuvre d'un sujet masochiste mais bien plutôt celle d'un artiste, secoué par des pulsions de vie, animé par le désir de contester les critères esthétiques dominants en révélant à chacun les puissances de son corps." -
Libération
" Dans ma peau repose la question de cette confrontation sans limite avec soi dans l'isoloir du corps. Le film, dans sa forme, s'affronte aussi à lui-même. D'abord classique et un peu raide, il se déchire sur le tard en deux images désynchronisées, le drame réaliste glissant vers l'abstraction."
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Première
" Le rapport d'Esther à son propre corps est d'autant plus viscéralement fascinant que ne rentrent en compte ni la notion de dégoût ( Esther aime son corps, visiblement entretenu) ni de masochisme primaire.
Esther ne jouit pas de la douleur puisqu'elle se dissocie de sa chair qu'elle mordille et mâchouille, curieuse comme un jeune fauve jouerait avec la nourriture." -
L'Humanité
" Le corps comme matière biologique, coupé de tout rapport au politique, au social et même au sexuel, la chair comme source primale de stupéfaction, tel est le sujet de ce film qui a pour principale vertu de maintenir son propos sans l’ombre d’une concession, avec une conscience évidente de l’acte de filmer. Sublime, diront certains, abject, affirmeront les autres..."
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Les Inrockuptibles
" L'idée de maîtrise est au coeur du film : non seulement maîtrise du corps, de son intérieur et de son extérieur, de ses constituants solides et liquides, mais aussi maîtrise du réel qui se délite, au point que, pour le saisir, on se tatoue et on se pierce. Exactement comme quand on se pince pour être sûr qu'on ne rêve pas. Ce film dérangeant peut rebuter. Mais on n'y trouve ni pose ni décadence gratuite. En réfifiant brutalement et passionnément le corps humain, en le triturant, Dans ma peau sert de substrat à une saisissante interrogation sur notre identité, notre corporalité, sur la mythique et inaccessible réalité."


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