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Réalisation
Acteurs
Avec Hélène Fillières, Jérémie Rénier, Amira Casar, Yasmine Belmadi, Thierry Hancisse, Yannick Rénier, Marc Barbé, Dinara Droukarova, Anne Consigny, Denis PodalydèsPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Marguerite
- : Lucien
- : Dolorès
- : Mercier
- : L'homme du divorce
- : le frère de Lucien
- : Le mari de Blanche
- : La jeue femme
- : Blanche
- : Louis
Equipe du film :
- : Laetitia Masson
- : Laetitia Masson
- : Antoine Héberlé
- : Ludovic Escallier
- : Ailo Auguste-Judith
- : Pascale Consigny
- : Carole Gérard
Dates :
- : 27/02/2008
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Ils en parlent
-
Le Monde
" Depuis En avoir ou pas (1995), le sujet central des films de Laetitia Masson est l'amour. Comment il surgit, comment on le gagne, comment on le perd. Pourquoi avec cette personne-là plutôt qu'avec une autre ? Qu'est-ce qui rapproche deux êtres, qu'est-ce qui fait dérailler les sentiments, qu'est-ce qui les sépare ? Dans Pourquoi (pas) le Brésil (2004), beau film méconnu dans lequel elle s'interrogeait sur l'impossibilité d'adapter au cinéma un roman de Christine Angot, elle citait André Breton : " L'amour est toujours derrière nous, jamais devant."
Ici, c'est Michel Onfray qui donne le la du propos, dissertant en voix off sur la généalogie du désir et la vision platonicienne de l'âme soeur. Le scepticisme du philosophe à l'égard du mythe de la plénitude à deux sert de support à une représentation d'un réel stylisé, mettant en scène des personnages qui sont dans l'avant ou dans l'après-fulgurance amoureuse (...)
Menant plusieurs récits à la fois (l'intrigue policière, les fantasmes de ses protagonistes et la réflexion sur la poursuite d'une utopique rencontre fusionnelle), Laetitia Masson se mêle de l'enquête avec un inspecteur lassé d'être célibataire, et fait se croiser chacun des personnages insatisfaits, dont les errances plus ou moins illicites révèlent des désirs inconscients. Plus que la résolution de l'énigme (qui a tué Paul Kaplan ?), ce qui l'intéresse, c'est de brouiller les pistes. Bien au-delà de ce qui n'apparaît qu'anecdotique (le crime), chacun a sa raison de se sentir coupable, personne n'est tout blanc ou tout noir. Chacun cherche sa vérité.
Dans cette interrogation sur le mystère de l'amour qui tarabuste Laetitia Masson revient toujours la question des origines. Y a-t-il, dans le passé d'un homme et d'une femme, quelque chose qui les prédestine à se sentir attirés l'un par l'autre ? Ici, c'est l'origine sociale qui rapproche la cuisinière et l'avocat, leur rapport à l'argent.
La cinéaste creuse par ailleurs un sillon qui la rapproche de l'art contemporain plus que du cinoche normalisé. Sur les traces du Godard des années 1960 lorsqu'elle radiographie deux ou trois choses des quotidiens domestiques, sur celles du Lars von Trier de Dogville quand elle épure son décor de tout accessoire inutile et tourne le dos à un réalisme trompeur, elle use des décalages, contretemps, ruptures de ton, et mène son récit comme un voyage sensoriel, musical, émotionnel plutôt que comme une histoire traditionnelle. .."
Jean-Luc Douin, Le Monde -
La Croix
" Laetitia Masson sonde des âmes grises et dresse une effrayante galerie de portraits portés par des acteurs de haut rang."
Sophie Conrad, La Croix -
Libération
" ... On rit beaucoup avec le nouveau Lætitia Masson, et Jérémie Renier pleure à la fin, en gros plan désoeuvré. On va d'ailleurs le dire une fois pour toutes : les comédiens sont ici tous impeccables, minimum étymologique syndical pour un film initialement intitulé Coup(ab)le.
Indistinctement polar et précis d'économie libidinale, Coupable s'amuse et se désole du «rapport amoureux» comme «théâtre» et de «la mise en scène que le capitalisme fait de nos vies». En tuant un patron au passage. Côté libidinal, l'économie libérale, c'est comme pour le reste - une disette organisée en deux options : souffrir de n'avoir rien ou souffrir d'en vouloir plus. Mais ce n'est pas la douleur qui intéresse Masson. Elle préfère le stade d'après : l'insensibilité. Ses héroïnes font rire à force de frigidité étonnée, ce qui ne les empêche pas de connaître à la fin l'amour - éloge du détour. Comme dit l'autre : la vie ou le surgelé. Ou alors Freud, peut-être, sur les vertus du jeu, qui n'est «pas le contraire du sérieux mais de la réalité» et permet de se l'approprier. Il y a toujours de la danse, de la légèreté chez Masson, conjuguées à une application de chercheur d'or..."
Eric Loret, Libération
Affiche













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