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La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 310 films à téléchargerCe jour-là
Acteurs
Avec Elsa Zylberstein, Bernard Giraudeau, Jean-Luc Bideau, Jean-François Balmer, Christian Vadim, Laurent Malet, Rufus, Edith Scob, Feodor Atkine, Jacques Denis, Hélène Surgère, Michel Piccoli, Laurence Février, Jean-Baptitse Puech, Jean-Michel Portal, Matthias UrbanPitch
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Acteurs :
- : Livia
- : Pointpoirot
- : Raufer
- : Treffle
- : Ritter
- : Roland
- : Hubus
- : Leone
- : Warff
- : Le patron du café
- : Bernadette
- : Harald
- : Edmonde
- : Luc
- : Vogel
- : Dorival
Equipe du film :
- : Raoul Ruiz
- : Raoul Ruiz
- : Acácio de Almeida
- : Valeria Sarmiento
- : Paulo Branco
- : Patricia Plattner
- : Henri Maïkoff
- : Georges-Henri Mauchant
- : Jorge Arriagada
- : Bruno Beaugé
- : Claire Gérard-Hirne
Dates :
- : 04/06/2003
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Bandes annonces
Ils en parlent
-
Les Inrockuptibles
"Comme le disait André Breton à propos de Benjamin Péret, le problème, avec les gens qui ne se prennent pas au sérieux, c'est que personne ne les prend au sérieux. On pourrait affirmer la même chose de Ce jour-là, nouvelle pierre de l'édifice ruizien (un gratte-ciel instable), qui a tout de l'objet loufoque sans queue ni tête, de la grosse poilade sur la Suisse (le sous-titre du film est "Une comédie helvétique" notons au passage, non sans joie, que le film représentait la Suisse en sélection officielle du Festival de Cannes). Ce qu'il est. Si ce n'est que, dès les premiers plans sur Elsa Zylberstein (actrice fragile, qui n'a jamais été aussi bouleversante, ni aussi belle, ni aussi bien filmée), il est également évident que Raoul Ruiz prend très au sérieux son travail, sa mise en scène, polissant des plans convulsifs, où le ciel a la couleur des yeux de l'actrice, où son visage semble irradier la brume qui l'entoure. Le reste du film est du même tonneau, et Ruiz n'hésite jamais à mettre de la beauté dans le trivial, ou le contraire, ou les deux, notamment quand il s'amuse à grossir exagérément les premiers plans, comme le faisait Hitchcock dans Le crime était presque parfait (sauf que Ruiz n'est pas en train de tourner un film en 3D quoique...).Cette liberté, cette folie baroque et cet acharnement dans le travail du filmage à montrer les choses de manière indirecte, par des systèmes de reflets sans fin, donnent au film un cachet de bizarrerie dont les fans de Ruiz sont bien sûr coutumiers. Mais il y a ici une différence de taille. Voilà longtemps qu'on n'avait pas vu un film de Ruiz aussi tenu (...)Non, dans Ce jour-là, Ruiz garde le fil de son récit, ne se laisse pas attirer par le large, résiste à l'appel des sirènes de son imaginaire et de sa vaste culture qui semble sans limite, à tel point qu'on finit par se demander s'il n'en invente pas une partie, ce qui serait non moins génial , garde son cap et nous trousse un film jubilatoire, où la folie règne (...) nous sommes ici dans un conte, le tueur ne tuera pas la belle, dont il deviendra le protecteur, mais tous ceux qui lui voulaient du mal. Je n'en dirai pas plus.Chaque nouveau crime offre à Ruiz l'occasion de montrer toute la palette de son talent, de jouer avec les genres, de faire montre de sa virtuosité, égale à celle du tueur (qui répond au doux nom de Pointpoirot) pour jouer l'Ave Maria au piano : Ruiz n'hésitera pas, par exemple, à filmer un crime à la manière de Tex Avery.Chaque étape de ce massacre familial (et sectaire ? on croit à un moment que tous ces méchants sont les membres d'une seule et même secte) ajoutera un peu de sel (ou d'un autre condiment bizarre dont le nom vous sera révélé dans le film) à son récit, un peu plus de joie noire et communicative dans le cœur du spectateur (...)Dans ce ballet joyeusement funèbre de pantins désarticulés chorégraphié par un metteur en scène en verve, il est utile de préciser que chaque personnage, du plus petit au plus grand, chaque acteur qui l'interprète, brille de mille feux (...) l'extraordinaire Jean-François Balmer (...) trouve dans Ce jour-là l'un de ses plus beaux rôles. Sobre, humain, ambigu, il est à l'image du film de Ruiz : géant et jouissif."Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles -
Télérama
" Bernard Giraudeau a enfilé le costume étriqué de ce psychopathe illuminé. Il est la plus grande surprise du film, marchant en tête du cortège des personnages secondaires, tous délicieusement farfelus. Ce qu'il voit, c'est qu'il a croisé la femme de sa vie. Et les voilà marteaux l'un de l'autre, distribuant des coups de marteau sur la tête des indésirables. Et Raoul Ruiz s'en donne à coeur joie (...) Féru de psychanalyse, grand rieur sous cape, le facétieux Ruiz joue aussi avec les mots et les bruits..."
Marine Landrot, Télérama -
aden
" Premier indice : un film “ helvétique ” de Raoul Ruiz, précise le générique. Si vous souriez déjà, c’est bien parti. Rien ne plus absurde, a priori, que l’idée de juxtaposer Helvétie (monde propre, riche et sans histoires) et territoire ruizien (chilien, baroque et gorgé d’histoires fantastiques : Généalogies d’un crime, Trois vies et une seule mort, Combat d’amour en songe...). Mais justement, l’absurde est ce qui fait rire le cinéaste, d’autant qu’il s’ingénie ici à mettre en ordre un monde où tous les personnages se révèlent des fous furieux, des fous amoureux, des fous mystiques ou des fous de logique. Tous fous, quand même.
Ça commence avec une jeune fille au teint blême, Livia, comme revenue d’entre les morts, assise sur le bord d’une route et qui voit un ange en chaque homme qui tombe. Ça continue avec un échappé de l’asile qui se réfugie dans la belle demeure de la jeune fille... où chaque membre de sa famille tente, tour à tour, d’assassiner cette Livia trop vivante afin d’en accaparer l’héritage. Après un début où la bizarrerie forcenée des scènes et le jeu appuyé des comédiens laisse sceptique, le film prend une tournure loufoque dont l’emprise est fatale. Entrez dans ce labyrinthe cauchemardesque et vous n’en sortez plus.
Les assassins sont assassinés. Les policiers sont les pions consentants d’un jeu qui s’apparenterait à des mots croisés, avec hasards et manipulations (d’un dieu sarcastique ?). Certaines scènes frôlent le grand-guignol, et la mise en place de tableaux surréalistes du meilleur effet (un dîner de morts) provoque l’hilarité et la fascination. Humour pince sans rire (suisse, pour le coup ? – façon Michel Soutter, le réalisateur des Arpenteurs, maître de l’entre-deux et de l’ennui mouvementé) et dérision grotesque dans la tradition hispanique (Goya, Buñuel... sortez vos références !) : Ce jour-là est un film à personnalités multiples, schizo, donc bel et bien fou, pour des fous de cinéma, d’humour et d’étrangeté n’ayant peur ni des signes ni des symboles. Avec un gros plus pour ceux qui aiment croire à la profonde (f)utilité des rêves.
Philippe Piazzo, aden
Affiche













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