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La 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande 350 films à téléchargerAngel
Réalisation
Acteurs
Avec Romola Garai, Michael Fassbender, Lucy Russell, Charlotte Rampling, Sam Neill, Jacqueline Tong, Janine Duvitski, Christopher BenjaminPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Angel
- : Esmé
- : Nora
- : Hermione
- : Théo
- : la mère
- : Tante Lottie
- : Lord Norley
Equipe du film :
- : François Ozon
- : François Ozon
- : Elizabeth Taylor
- : Martin Crimp
- : Denis Lenoir
- : Pierre Mertens
- : Pascaline Chavanne
- : Katia Wyszkop
- : Muriel Breton
- : Philippe Rombi
- : Olivier Delbosc
- : Marc Missonnier
- : Geneviève Lemal
- : Christopher Granier-Deferre
- : Fidélité Productions
- : Alexandre Lippens
- : Poisson Rouge Pictures
- : Scope Invest
Dates :
- : 14/03/2007
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
On vous en parle
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Pascaline Chavanne : "Ces costumes 1900 qui semblaient anticiper le Technicolor"
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Ils en parlent
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Télérama
Ozon rend poignant ce destin qui ouvre son cinéma à une ampleur romanesque nouvelle et ne se noue finalement pas du tout comme un mélo larmoyant. L'émotion est ici dans la dureté des contrastes. Dans la souffrance physique du mari d'Angel, blessé à la guerre, au milieu du jardin de roses qu'est Paradise. Dans l'aveuglement de l'écrivain capable de faire voir à ses lecteurs ce qui n'existe pas, et de passer à côté de la réalité de sa propre vie. Où est la vérité, où est le mensonge pour l'artiste ? Cette question intéresse directement Ozon et son cinéma, où les faux-semblants n'empêchent pas la sincérité. Elle nous intéresse nous aussi, par la valeur radicale qu'il lui donne ici : où est l'échec, où est la réussite dans une vie ?
Frédéric Strauss, Télérama -
Le Monde
" Angel est donc romancière. Avant d'avoir vécu, elle invente des histoires insensées d'amour et de trahison qui retiennent l'attention d'un éditeur londonien (...) Vêtue de toilettes insensées qui détonnent en une époque - l'ère edwardienne - qui expérimente les tenues fonctionnelles après des décennies de corsets et crinolines victoriennes, Angel est à la fois vieille au-delà de ses années et une enfant mue par le seul principe de plaisir (...)
Pour raconter cette histoire exaltante, dérisoire et cruelle, François Ozon s'est exilé dans le temps et dans l'espace. Angel est le film d'un réalisateur français qui dirige des comédiens britanniques parlant anglais en utilisant le langage en vigueur à Hollywood il y a cinquante ans. Angel a d'abord été un roman d'Elizabeth Taylor, publié en 1957 (réédité aux éditions Rivages). Ozon l'a adapté avec la collaboration du dramaturge britannique Martin Crimp, un pilote très sûr pour l'aider à naviguer entre les écueils des accents (régionaux et de classe) et des idiosyncrasies qui déterminent les rapports sociaux dans la littérature, le théâtre et le cinéma britanniques.
Cette précision historique est emportée dans le tourbillon d'une mise en scène romanesque, faite de mouvements de caméra emphatiques, de décors et de costumes somptueux, de citations désuètes (des déplacements en automobiles filmés en transparence devant des paysages qui défilent).
Quand Angel amorce sa déchéance, le film se calme peu à peu. Les espaces se referment, Romola Garai va chercher au fond de son personnage les failles qu'elle avait cachées sous la cuirasse de la gloire. Mais cette vérité, le personnage est incapable de la traduire dans son oeuvre. Ozon, qui est passé des artifices de 8 femmes au dépouillement du Temps qui reste sans que jamais l'on ne cesse de mettre en cause sa sincérité, fouaille ici dans une blessure très personnelle."
Thomas Sotinel, Le Monde -
Les Inrockuptibles
Au diapason de son héroïne, Ozon n’hésite devant aucun effet de séduction : de la musique orchestrale aux costumes froufroutants, en passant par les figures de mise en scène les plus clinquantes (mise en abyme théâtrale, jeux d’écho charpentés). Il existe bien ici un surmoi culturel incarné, de toute sa hauteur sèche, par Charlotte Rampling.
Patrice Blouin, Les Inrockuptibles -
Cahiers du Cinéma
" ... Audace d’Ozon : en adaptant un roman d’ElizabethTaylor, le cinéaste livre un autoportrait en tâcheron exalté et prolixe. Tâcheron ? Il est probable que le cinéaste assumerait le mot. Jamais en effet il ne montre Angel du doigt : il l’accompagne absolument, jusque dans la déchéance amoureuse et professionnelle qu’elle connaît quand surgit la Première Guerre mondiale. Il y a là une curieuse combinaison d’orgueil et d’humilité, comme si Ozon confessait œuvrer dans un registre non-noble, guidé par une ambition aussi conquérante qu’ingénue. Il est clair qu’il voit Angel comme une créature étrangère à la morale et à l’esthétique, une anomalie entièrement auto-justifiée, un beau monstre : bien que nourri d’un esprit de revanche sociale, c’est surtout à lui-même que s’alimente le « talent » de la romancière, indifférent aux réticences comme aux modes littéraires .Voracité qui serait pure bêtise si elle n’était aussi la force de quelqu’un qui écrit sa vie en même temps que ses livres, et par là finit par se dévorer elle-même (...)"
Emmanuel Burdeau, Cahiers du Cinéma
Affiche













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