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Réalisation
Acteurs
Avec Maurice Garrel, Dominique Blanc, Roland Amstutz, Bernard Bloch, Roger Jendly, Pascal Elso, Michèle Gleizer, Nathalie EnoPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Constantin
- : Rose
- : René
- : Marcel
- : Loulou
- : Henri
- : Suzie
- : Janine
Equipe du film :
- : Michel Piccoli
- : Michel Piccoli
- : Thomas Cheysson
- : Laurent Machuel
- : Jean-Claude Laureux
- : Monic Parelle
- : Solange Zeitoun
- : Emmanuelle Castro
- : Arno
- : Paulo Branco
- : Gémini Films
Dates :
- : 22/10/1997
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Ils en parlent
-
Télérama
Piccoli réalisateur est un drôle d'oiseau. Volontairement, il laisse en suspens le « voilà » plein de promesses. Car son film ne raconte pas d'histoire à proprement parler. Derrière la caméra pour la première fois, l'acteur nous offre une folle promenade dans les méandres de son cerveau, dont il suit les caprices, les hésitations, les emballements. Il y a bien un début et une fin, mais ce début et cette fin se reproduisent à l'infini, à travers une succession de sketches miroirs qui donnent au film une allure de mille-pattes increvable. Essayez de le tronçonner, et chaque morceau recommencera de vivre, tout seul. Parce que le sujet, justement, c'est l'éternel recommencement de tout ce qui vit, bruisse, réjouit, déchire. La naissance et la mort. Le plaisir et l'angoisse. La fusion et la solitude.
Marine Landrot, Télérama -
L'Express
Pour son premier film en tant que réalisateur, Michel Piccoli n'a pas choisi la facilité. Non seulement il n'apparaît pas à l'écran, mais il adopte un fil narratif évasif et heurté qui déroute. On s'attache pourtant à ses personnages, des gens ordinaires assoiffés de rires et de rêves. Une tribu façon Groseille ou Deschiens égarée chez Mocky. Maurice Garrel en père fouettard jouisseur et Roland Amstutz en plombier dépressif raflent la mise.
Thierry Gandillot, L'Express -
Libération
Le titre ici ne résume rien, et certainement pas ce que l'on va voir; il sert à embrayer directement sur les images, d'entrer sans plus de préambule dans la mêlée d'un monde qui ne semble par ailleurs obéir à aucune règle très précise, sinon celle de ce plain-pied brutal. Autant le savoir tout de suite, le film, à peu près aussi causant qu'un marin breton, refusera de nous jouer la vieille rengaine des présentations d'usage, oubliera consciencieusement de nous tenir informé des tenants et aboutissants de son histoire, et, après une heure trente de tête-à-tête ombrageux, il mettra un certain enthousiasme à nous jeter dehors. Ce n'est pas qu'Alors voilà, ne nous aime pas, il ne faut pas se braquer, mais il cherche à dire quelque chose précisément sur la question des rapports humains, à réfléchir à sa manière bourrue sur la sociabilité, le côtoiement et la promiscuité. C'est un film mal embouché, un film de râleur parce qu'à l'ère de la communication heureuse, hausser les épaules, lancer des jurons ou taper du poing sur la table en hurlant comme un taureau malade est peut-être capable de ranimer soudain des vertus de sociabilité oubliées.
Didier Péron, Libération
Affiche













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