Gilbert Melki : "Un personnage sublime à jouer"
Introduction
"Avec Lucas, nous voulions éviter les clichés" explique le comédien qui a changé son jeu en fonction des trois parties de la trilogie.
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Comment avez-vous réagi à la lecture des scénarios ?
Gilbert Melki : Dès la première lecture, j'ai tout de suite été enthousiasmé par l'envergure d'un tel projet qui aborde trois genres : le polar, la comédie, le mélo. Pour un acteur, quoi de plus excitant et ludique comme aventure. La qualité d'écriture de Lucas est telle qu'elle permet de passer d'un genre à l'autre en toute subtilité.
De quoi avez-vous discuté avec Lucas Belvaux avant le tournage ?
On s'est tout de suite entendu sur la vision du personnage de Pascal Manise, nous voulions éviter les clichés. Nous avons parlé de son aspect physique, de sa psychologie et de ses contradictions, de la relation qu'il avait avec sa femme qui conditionne son rapport aux autres.
Comment définiriez-vous votre personnage ?
Il est tout sauf en représentation. C'est un personnage extrêmement complexe. Chacun des films montre un aspect différent de sa personnalité, opaque, pervers, amoureux et surtout très seul. Il subit, il ne contrôle rien.
Votre jeu était-il différent suivant que vous tourniez dans le thriller, la comédie ou le mélo ?
Oui, surtout pour moi entre la comédie et le mélo. La vision de Lucas, sa manière de nous filmer, nous permettait dans une même scène mais filmée différemment, d'apporter des nuances au personnage suivant les genres.
Quel effet cela fait-il d'être dirigé par un metteur en scène qui Incarne l'un des rôles principaux ?
Ça n'a jamais été un problème dans la mesure ou Lucas se dédouble complètement et qu'il a toujours été extrêmement précis dans sa manière de me diriger, il était infatigable.
Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?
Le souvenir de faire quelque chose d'exceptionnel, d'avoir un personnage sublime à jouer, de passer six mois avec une équipe consciente de participer à un projet unique. D'être pour la première fois mais pas la dernière, je l'espère, le mari de Dominique Blanc avec qui ce fut un vrai plaisir de travailler. Quelqu'un comme elle vous porte, vous transporte, vous tire vers le haut.











