François Morel : "Un type malheureux comme vous et moi"
Introduction
Parce que des bobines avaient été perdues, il a fallu retourner des scènes, mais la connivence était totale au sein de l'équipe, raconte l'acteur.
Article
Comment avez-vous réagi à la lecture des scénarios ?François Morel : J'ai trouvé le projet passionnant. Ce n'est pas tous les jours qu'on vous invite à monter dans un prototype. Je me suis demandé si Lucas Belvaux en me proposant le rôle d'Alain ne m'avait pas confondu avec quelqu'un d'autre... Un homme aisé, intellectuel, chercheur et surtout mari d'Ornella Muti ! Ca ne ressemblait pas du tout à ce que j'avais pu jouer jusque-là. (Je me demande si je n'ai pas été un peu flatté...).
De quoi avez-vous discuté avec Lucas Belvaux avant le tournage ?Du personnage, du projet... On a lu Un couple épatant tous les deux. Lucas, totalement pénétré par son projet, me donnait déjà des indications. Je l'ai écouté. Il semblait qu'il ne m'avait confondu avec personne d'autre. Aucun doute n'était possible, envie de suivre ce gars là...
Comment définiriez-vous votre personnage ?Un mari. Un père. Un inquiet. Un chercheur. Un paranoïaque. Un hypocondriaque. Un type malheureux comme vous et moi qui, comme on dit, a tout pour être heureux.
Votre jeu était-il différent suivant que vous tourniez dans le thriller, la comédie ou le mélo ?Dans Un couple épatant, j'ai tenté de jouer d'une façon plus présente que dans Cavale où je n'apparais pas du tout. Sinon, j'ai tenté de jouer Alain sans me soucier du style particulier de chaque film. Je savais que le regard de Lucas, lui, serait à chaque fois différent.
Quel effet cela fait-il d'être dirigé par un metteur en scène qui incarne l'un des rôles principaux ?Je m'en suis à peine rendu compte : j'ai eu peu l'occasion de croiser l'acteur Lucas Belvaux sur le tournage. En revanche, le metteur en scène m'a séduit. Il y a des gens à qui l'on a envie de faire plaisir, notamment parce que leur confiance est précieuse.
Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?Un tournage long, parfois difficile (des bobines perdues, l'obligation de retourner des scènes...). Une connivence totale avec les partenaires, Ornella Muti, Valérie Mairesse..., une vraie complicité avec l'équipe de tournage, une entente parfaite avec le metteur en scène. Pour moi, comme une sorte de réconciliation avec le cinéma.











