Catherine Frot : "C'était grand, fou, ludique, original, ambitieux"
Introduction
L'actrice joue "une tueuse". Et cela ne lui procure que du bonheur.
Article
Comment avez-vous réagi à la lecture des scénarios ?
Catherine Frot : J'ai été emballée. Je venais de voir Pour Rire !, son précédent film. Je retrouvais son univers en lisant la trilogie. Sauf que cette fois-ci, il y avait trois films d'un coup, trois histoires imbriquées, à tiroirs. C'était grand, fou, ludique, original, ambitieux.
De quoi avez-vous discuté avec Lucas Belvaux avant le tournage ?
Lucas me disait en parlant de mon personnage : "C'est une tueuse". Elle aurait pu tuer elle aussi, peut-être. Avant de tuer, de devenir des terroristes, ils devaient s'être engagés comme beaucoup de jeunes à l'époque, par idéal révolutionnaire. Ça devait même être joyeux... de vouloir refaire le monde. Du verbe, du militantisme, certains sont passés aux armes.
Comment définiriez-vous votre personnage ?
Il s'en est fallu de peu que Jeanne passe elle aussi de l'autre côté du miroir. La maternité l'a fait passer du côté de la vie. Pour Bruno Le Roux, son ex-compagnon, n'est-elle pas passée du côté de l'ennemi ?
Votre jeu était-il différent suivant que vous tourniez dans le thriller, la comédie ou le mélo ?
Pas du tout.
Quel effet cela fait-il d'être dirigé par un metteur en scène qui incarne l'un des rôles principaux ?
Je l'ai moi-même encouragé à jouer le rôle. Cela me semblait évident. J'ai souvent joué avec des acteurs-auteurs ou acteurs-metteurs en scène. C'est souvent un plus.
Quels souvenirs gardez-vous de cette aventure ?
J'ai aimé lire les trois scénarios. J'ai aimé le tournage. J'aime le résultat. C'est du cinéma. C'est un (trois) grand(s) film(s). Une très belle aventure.











